Apres l´ìle de Paques et une petite étape fort sympathique de quelques jours à Santiago en compagnie d´Hugo et Daniella, mais aussi de Guillaume et Karla, me voici maintenant en plein milieu de l´un des déserts les plus arides au monde, le désert d´Atacama.
Ce qui frappe en arrivant içi, c´est cette sensation d´infini, d´espace sans limite, d´immensité et en même temps de silence et de sérenité.
San Pedro est un petit village adorable, perché à 2400 m d´altitude, et bien que très touristique, c´est le lieu idéal pour rayonner dans les vallées alentours et découvrir les trésors du désert d´Atacama.
De petites maisons basses couleur terre, toute construite en adobe, un mélange d´argile, de foin, de petits cailloux et d´eau, une place ombragée idéale pour grignoter des empañadas, une adorable église peinte de chaux et de petites ruelles en terre battue en font tout son charme.
L´altitude, l´air très sec qui s´ajoute à l´atmosphère poussiéreuse me feront passer un premier jour assez éprouvant. Maux de têtes et fatigue intense m´imposent d´aller dormir à 21h ! Mais une bonne nuit de sommeil et quelques infusions de feuilles de Coca (illégal au Chili alors qu´à quelques kms de là, en Bolivie c´est autorisé alors on va pas chipoter pour si peu !) suffisent à me requinquer.
Les 3 jours suivants m´ont offert des paysages à la limite du réel, d´une beauté à couper le souffle.
Tout d´abord, la vallée du temps, incroyables étendues rocheuses couleurs ocres, avec une visibilité à perte de vue. Les jours de beau temps (c´est-à-dire presque tout le temps ! ), on peut voir des sommets situés à plus de 200km. Puis direction, la vallée de la Mort, descente dans les dunes de sable et ballade entre les rochers de sel, avant d´attendre tranquillement le coucher de soleil de la vallée de la Lune (qui soit dit en passant, ne ressemble pas à l´idee que je me faisais de la Lune !). Toutes les 5 minutes, le ciel prend des couleurs différentes, émotions garanties. Le lendemain, départ à 4h du matin (motivée, motivée !) pour les geysers du Tatio, température extérieure -10 degrés, heureusement que j´avais gardé quelques vêtements chauds du Népal ! L´activité géothermique des geysers est la plus intense le matin au levée du soleil, d´où l´idée de partir de si bonne heure ! Ce sont les changements de température au petit matin qui crée l´activité des geysers. Même si le site est vraiment très touristique, je préfère ça au Lady Knox Geyser en Nouvelle-Zelande, où l´éruption est déclenchée artificiellement tous les jours a 10h15 précise grâce à l´addition de savon dans l´orifice du geyser (on ne sait plus quoi faire pour attirer le touriste !). Fin de journée au milieu des Cactus Cardone. Comme dans un décor de western, on se faufile au milieu de ces géants, et attention aux épines, ça ne rigole pas ! Dernière journée dans le Sud de San Pedro pour finir en apothéose : salar d´Atacama, et coup de coeur pour la laguna Meniques.
Les pieds bien sur Terre, mais la tete toujours un peu dans les etoiles, je n ai pas pu resister a une soiree d observation du ciel en compagnie de l astronome Alain Maury. Le ciel de l hemisphere n a plus de secret pour moi. Grand moment que celui de voir Saturne et ses anneaux au travers du telescope. On a tellement du mal a y croire qu on verifie tous qu un autocollant n a pas ete colle au bout de la lunette !
Dernier jour passé en compagnie de David, le canado-chilien, ptit barbecue dans sa maison isolée de toute l´agitation de San Pedro, et aprèm très tranquille mais tellement agréable à regarder des clips ridicules des années 80 et à écouter les grands classiques du rock.
Prochaine étape, rejoindre Stéphane à Uyuni en Bolivie. Mon envie première etait de prendre le train, ce moyen de transport que j´aime tant, mais de nombreuses personnes m´en ont dissuadé. Apparement, il y aurait des bus, et même des jeeps qui partent pour les excursions du salar d´Uyuni.
Mais je suis convaincue que ce train existe et que le voyage en vaut vraiment la peine, alors, têtue et obstinée, je continue mes recherches en questionnant les gens du coin.
La moitié en ignore l´existence, et quasiment l´autre moitié me déconseille le trajet : sale, poussiéreux, vétuste, très exposé au vent et au froid (-10 degrés en moyenne), incroyablement lent, que du positif en somme ! Mais ont-ils dejà pris ce train ou est ce que ce ne sont que des rumeurs qui se transmettent de personnes en personnes. Mon souci principal est juste de savoir si c´est dangereux ou non. Je suis en effet prête à renoncer à mon confort mais pas à mettre ma vie en danger. Conclusion de mes multiples recherches : aucun souci de sécurité, juste un vieux train sans aucun confort mais qui traverse des paysages hors du temps alors mon choix est fait, c´est en train que je vais me rendre en Bolivie.
Peu d´informations se recoupent quant à la durée du voyage : 17h pour certains, plus de 24h pour d´autres, de 20 à 40h selon le Lonely avec parfois 5 à 10h d´attente à la frontière Chili-Bolivie. En gros, il vaut mieux avoir du temps devant soi, et ça tombe bien, j´en ai ! Une chose parait certaine : un départ par semaine de Calama le mercredi à minuit. Et puis finalement, le plus important, c´est quand même de savoir à quelle heure on part, l´heure d´arrivée important peu si on n´a pas un rancard urgent ou une correspondance !
Tout ce mystère et cet inconnu autour de ce train ne font qu´attiser ma curiosité...
Suite au prochain épisode si je ne reviens pas congelé !!!
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